Des vacances en Kawasaki Z800 : l’aventure !

L’été se termine, les grandes vacances sont passées, la rentrée est là. Je reprends l’activité du blog, ressourcé !

Pour ce premier article, je vous propose un récit de mes vacances en Z800. Avec un ami nous avons parcouru un peu plus de 1700 Km en trois semaines, entre le sud-est et la région bordelaise, en passant par les Cévennes. C’aura été une grande première pour moi : des vacances à moto.

Sur la D18, dans les Cévennes
Sur la D18, dans les Cévennes

On verra que partir en Roadster à travers la France n’est pas aisé. Les bagages et l’absence de protection du pilote complique un peu la vie du voyageur à moto, mais, au final, le plaisir reste entier : savourer les paysages et la liberté d’être à deux-roues.

L’équipée

Nous étions deux motards.
Mon ami roule en Honda CBF 600 de 2004, de seulement 37000Km. C’est un modèle à carburateur, fiable et endurant.

Quant à moi, j’avais bien évidemment ma Z800 achetée en mars dernier.

L’itinéraire

Voici, rapidement représenté, notre itinéraire :

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Grossièrement, on peut dire qu’on a fait Marseille – Bordeaux puis Bordeaux – Brives en passant par les Cévennes et la Vallée de la Dordogne, en faisant beaucoup d’étapes touristiques, en auberges et chambres d’hôtes. Nous n’avons jamais excédé 300 Km en une journée.

Comme vous le voyez, les branches « Paris – Marseille » et « Brive – Paris » n’apparaissent pas. Effectivement, nous avons utilisé le service Auto-Train de la SNCF pour transporter les motos, et ainsi nous soulager des centaines de kilomètres d’autoroute pour rejoindre nos destinations (il faut quand même que les vacances restent des vacances…).

La bagagerie

Comment partir 3 semaines en vacances à moto ? Nous avons équipés nos montures de sacs GIVI : des cavalières pour la Honda, et le dernier né de la gamme, le XS305, pour la Kawasaki.

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Le GIVI XS305 est un sac de voyage pour moto, d’une contenance impressionnante de 60L ! J’ai pu y loger une bonne dizaine de T-Shirts, 3 Jean’s, 2 serviettes dont 1 de plage, et quatre paires de chaussures, mes affaires de pluie, etc…

En plus de cela, j’avais un sac à dos, attaché par un filet araignée au dessus du Givi.

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La Honda était en outre équipée d’un sac de réservoir (système Tank-lock de… Givi, encore).

Nos sacs Givi ne nous ont jamais fait défaut au cours de notre voyage, aucun problème à signaler. Des produits ingénieux et fiables !

Le service Auto-Train SNCF

Comme dit plus haut, nous n’avons pas souhaité aller jusque dans le sud-est à moto. Nous aurions pu le faire, mais moyennant une certaine fatigue, une nécessité de faire une étape dans un hotel à mi-chemin, sans compter le risque d’accident élevé en ces jours de grands départs estivaux… Nous n’avons que peu hésité et nous avons préféré utiliser Auto-train.

Les billets nous ont coûté chers. Ce service SNCF n’est pas donné.
L’aller (Paris – Marseille) était à 183€ par moto. Le retour (Brive – Paris) était à 124€ par moto.

Le budget total pour les deux motos a donc été de 614€. Soit allègrement une semaine de location de vacances… Sans compter que nous avons dû nous acheter chacun des billets de train voyageurs. Au final, c’est ce qui nous a coûté le plus cher de toutes nos vacances.

Le service Auto-Train propose un embarquement des véhicules en fin d’après-midi, vers 18:30. A destination, les véhicules sont restitués le lendemain vers 10h.

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Les motos étaient très nombreuses en ce vendredi soir d’août. Le quai d’embarquement de la gare de Paris Bercy était rempli. Il était bien difficile de passer entre les véhicules : des Trails tout équipés, des Routières avec leurs grosses valises, des Roadsters bruyants, des Customs rutilantes, et des motards partout… Le tout dans un brouhaha incroyable.

Les employés de la SNCF ne chômaient pas. Sur chaque véhicule ils disposaient une grande étiquette jaune avec marqué la destination finale dessus. Chaque motard pouvait également mettre du papier protecteur sur sa moto, s’il le souhaitait.

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Puis, chacun notre tour nous allions déposer notre moto dans les longs wagons de marchandise. Un opérateur nous attendait pour verrouiller et fixer via des lanières les deux-roues.

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Le système de fixation, bien que rustique, est très efficace. Les motos ne bougent pas d’un pouce.

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Nos deux engins ainsi confiés à la SNCF, nous sommes rentrés, avons dormi (un peu) et sommes partis à l’aube le lendemain matin, avec nos bagages, via le premier TGV pour Marseille.

Arrivés à Marseille Saint Charles, nous n’avions plus qu’à trouver le parking Auto-Train pour récupérer nos motos, non sans une certaine angoisse (Est-elle abîmée ? rayée ? Ont-ils perdu les clés ?…).

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Tout allait parfaitement bien : les clés n’étaient pas perdues, les motos n’étaient ni rayées ni abimées. Juste quelques traces (nettoyables) des lanières de maintien.

Nous avons donc disposé les bagages sur les motos et entamé le road-movie !

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Le Sud-Est, entre Marseille et Hyères

Les cigales, le ciel bleu, le soleil qui tape, les paysages arides… pas de doute, nous étions bien arrivés en PACA ! Nous devions nous rendre du côté de Sanary pour passer la semaine, aussi nous avons choisi les départementales longeant la Côte, avec une sublime vue sur la Méditerranée.

IMG_0009Nous avons fait une étape sur Cassis. Je me rappelle que, du fait que nous étions motards, les agents municipaux nous ont permis de rentrer et nous garer en plein centre-ville. Les voitures était refusées.

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Être à moto nous a permis d’accéder simplement et rapidement à des plages dont les accès pour les voitures étaient particulièrement difficiles, avec de minuscules parkings. Nous n’avons jamais perdu de temps à nous garer ! Bel avantage.

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Bien sûr, il a fallu composer avec la tenue de moto : hors de question pour nous de faire de la moto en tee-shirt et short… Un peu logistique a donc été mise en place, d’abord contraignante mais finalement vite assimilée et optimisée au fil des jours.

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Nous avons particulièrement été choqué par le comportement des automobilistes durant toute la semaine dans le sud-est : dépassement hasardeux, non-respect des vitesses, prises de risque… J’avoue n’avoir jamais eu aussi peur à moto qu’au court de cette semaine et nous étions contents de partir.

Les Cévennes

Après une centaine de kilomètres d’autoroute pour quitter la côte méditerranéenne, nous avons rapidement gagné les contreforts des Cévennes. Les routes sont progressivement devenues plus sinueuses à mesure que le paysage se vallonnait.

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Les paysages sont tout simplement superbes : les gorges du Tarn, le Mont Aigoual, la corniche des Cévennes, etc… Je n’avais jamais été dans cette région française, c’est une vraie découverte. Nous avons traversé de longues zones sans aucun réseau de téléphonie mobile, sans station service, etc… Il a fallu gérer au mieux nos besoins en essence et en Internet !! L’autonomie de 270 Km environ de nos motos nous ont permis d’avoir l’esprit relativement tranquille et nous n’avons jamais été à court de SP98.

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Nous avons croisé beaucoup de motards sur ces belles routes. C’est un formidable terrain de jeu !

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Les belvédères sont très nombreux. On peut s’arrêter facilement aux bords des routes et prendre des photos, ou faire une petite pause.

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Certaines parties sont particulièrement désertiques, presque lunaires. Pourtant, cette année, il a beaucoup plu, rendant les paysages plus verts qu’à la normale.

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Certaines routes, notamment pour accéder aux Gorges du Tarn, sont particulièrement sinueuses et composées uniquement de virages en épingles !

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Ce passage dans les Cévennes aura été très agréable. Quant au réseau routier, autant je peux imaginer qu’être en voiture dans les Cévennes doit être difficile, autant être à moto est un régal. J’ai vraiment progressé sur le pilotage pur, en allant chercher, prudemment, les limites de ma moto : prise de virages serrés, maîtrise du frein arrière, précision dans les trajectoires, etc…

Fin du voyage

Nous avons quitté, un peu à regret car tant de choses étaient encore à faire, les Cévennes pour la vallée de la Dordogne (via Rocamadour) et la région Bordelaise. Les routes sont devenues plates, larges et droites. Autant la région est très riche d’un point de vue touristique, autant l’intérêt des routes est limité, quoiqu’en très bon état. Pour aller sur Bordeaux, nous avons pris l’autoroute, afin de gagner un peu de temps.

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A la toute fin de notre voyage, nous sommes allés à la gare SNCF de Brive, où nous avons déposé nos motos au service Auto-train, et nous sommes rentrés sur Paris par le Téoz du soir. Le lendemain, à Paris-Bercy, nos motos était arrivées.

La Kawasaki Z800 en vacances

La Z800 en vacances n’est pas de tout repos ; pourtant elle ne manque pas de qualités ! A commencer par son moteur, remarquable. Il est doux, silencieux, vibre à peine, toujours disponible. La consommation moyenne n’a jamais excédée les 5,8 L/100 Km, rendant le périple très raisonnable en terme de coût.

La partie cycle de la Z800 s’est montré très vive, ultra-précise, rassurante, dans les Cévennes, rattrapant les petites erreurs, et toujours grippée à la route tant les Dunlop D214 adhèrent au bitume. Je n’ai jamais eu peur à son guidon.

Malheureusement, la Z800 reste un Roadster et il est bien courageux d’envisager partir en voyage avec une telle moto. L’absence de protection contre le vent est vite insupportable, 1 heure d’autoroute à 120 Km/h est le grand maximum ; au delà gare à la migraine et aux acouphènes dans les oreilles.

Idem la selle, dure et étroite. La douleur aux fesses au bout d’1 heure de moto fait que des  pauses sont nécessaires. Je ne parle même pas du voyage en duo pour faire quelques kilomètres : le passager glisse, n’a rien pour se tenir…

Ces vacances en Z800 m’ont montré les limites de cette moto, et des roadsters en général. Suite à ce périple, mes attentes ont changé. J’aime rouler et voyager, j’aime être à moto, et je n’aime pas me sentir limité par un inconfort quasi-permanent.

Il est fort probable que ma prochaine moto soit très différente de ma Z800 actuelle… car je compte bien refaire des vacances à moto ! Les Alpes et la Suisse… ou bien l’Auvergne ? Voire même les Pyrénées Atlantiques ! Les possibilités sont infinies… :)

9 commentaires

  1. Samy Stambouli

    Ah cool, du contenu. content de te relire.

    Bon résumé des vacances, par contre j’aurai pas oser en z800 pour les raisons que tu as énoncé ( confort etc )

    la prochaine sera d’un autre genre sans aucun doute, routière ? maxi trail ?

    En tout cas j’ai souris quand j’ai lu que ton ami était en CBF 600 2004 car c’est exactement le millésime de mon ancienne moto. un bijou. son seul défaut est son vieux starter coté gauche sur le moteur… merci honda !

    Je suis passé sur une bmw 1200 gs et la c’est autre chose.

    Peut être ta nouvelle ? ^^

  2. Franck

    oui je confirme la CBF600 est juste géniale. Ok pour le starter c’est un coup à prendre mais une fois chaude, le moteur tourne impec. Seul défaut de cette moto: la partie cycle, très vieillote maintenant et elle est très lourde en ville

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