Éloge du Top-Case (GIVI BLADE B47)

Excusez-moi pour l’absence d’article depuis quelques mois. J’ai été très occupé sur un autre projet personnel. Je roule toujours tous les jours avec ma Versys, qui aujourd’hui affiche 16’000Km au compteur. Merci pour tous vos messages.

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Cet article traitera de…

L’éloge du Top-Case

Rôle principal : Kawasaki Versys 650 – modèle 2013 –
Rôle secondaire : Top-case Givi Blade B47

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Pièce dramatique en 3 actes

Acte I : Un difficile quotidien
Acte II : Prise de conscience malgré l’adversité
Acte III : Délivrance

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Acte I :
Un difficile quotidien

Ce matin je me réveille encore, un soupçon d’inquiétude au creux de mon être : je vais devoir transporter mes affaires de sport sur ma moto, puisqu’aujourd’hui j’ai cours de gym.

Les journées passent et se ressemblent, inlassablement. Je pars au travail, je travaille, et je quitte le travail pour me rendre à ma salle de sport bien aimée. Avant, je passerai à la boulangerie pour le pain du dîner, et à la poste pour récupérer un bouquin commandé sur Internet quelques jours plus tôt.

Doux programme s’il en est, sauf que je suis motard, et que pour moi, devoir transporter affaires, courses, documents relève à chaque fois de l’exploit, surtout lorsque l’on doit cumuler et empiler.

Pour m’aider à cette tâche, j’ai cru trouver un ami très cher : le sac à dos. Fidèle compagnon, toujours solidement attaché à nos épaules, prêt à affronter toutes les météos, toutes les distances, tous les contenants… Mon dos hélas n’est plus devenu que le support du coffre qui me manque tant. Mon dos n’a été qu’abnégation, que don de lui-même, qu’esclave d’un contenant idiot… au sacrifice de mon confort et de la sécurité de mes vertèbres en cas de chute.

Cela ne pouvait plus durer.

Oui, je suis motard et non je ne changerai pas.
Oui, j’ai une vie bien remplie et non je ne changerai pas.

Comment concilier les deux ?

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Acte II :
Prise de conscience malgré l’adversité

Non, le sac à dos n’est pas le meilleur ami du motard.

Je me souviens de mes premiers temps à deux-roues. J’étais en scooter, un Yamaha X-Max 125 cm³ comme monture. Le coffre sous selle était immense ! Je pouvais y loger un à deux casques, mettre quelques affaires de pluie, transporter des courses ou documents… Une sorte d’idéal urbain, en quelque sorte.

Je me souviens avoir transporté dans le coffre de mon X-Max du Champagne (jusqu’à 6 bouteilles), des gâteaux, un grand sac de course complètement rempli, des outils, un bidon d’huile…

L’idée d’un coffre pour ma moto est alors survenue. J’ai commencé à me renseigner sur les fabricants et, comme bien souvent, c’est GIVI qui propose le meilleur catalogue et une véritable expertise en la matière, à tel point que certains constructeurs (dont Kawasaki) sous-traitent à GIVI la fabrication de leurs accessoires.

Ce début de réflexion fut bercé de douceur car tout m’a semblé positif : l’offre GIVI est colossale, avec tous les styles possibles, toutes les tailles imaginables, pour tous les types de motos. J’ai rapidement imaginé un top-case sur ma moto, sans aucune difficulté. J’ai choisi le Givi Blade B47, pour son look qui irait bien sur ma moto japonaise et pour sa capacité suffisante pour loger deux intégraux.

Budget débloqué et prêt à appeler mon garagiste pour le montage du-dit Top-Case, j’ai été frappé comme par la foudre par un ennemi sous-estimé jusqu’alors. Cet ennemi était tapi dans l’ombre, de façon très sournoise et sans que je puisse m’y attendre, m’a mis à terre, au dernier moment.

« Tu vas ruiner le look de ta moto avec ce Top-Case. C’est moche. Pas sexy. Aucun style. »

L’adversité était là : les Autres.

Les Autres.

Les Autres qui me disent que je vais détruire le style motard et être la risée de tous.

Je comprends brutalement qu’avoir un Top-Case sur sa moto est l’anathème du monde motard. Vais-je être excommunié ? Vais-je être mis au ban de la société du deux-roues ? Répudié, vais-je devoir vendre ma moto et m’acheter une voiture, vu que, je voulais avoir de quoi transporter quelques affaires ?

La suite n’a été que stress post-traumatique, cauchemars, flash-back nocturnes, alcool.

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Acte III :
Délivrance

Faisant preuve de résilience, comme un rempart à l’adversité (les Autres), j’ai, un beau matin, saisi de nouveau mon téléphone. Je l’ai observé quelques instants. Il contenait le numéro de mon concessionnaire, celui qui a tout pouvoir sur le catalogue GIVI, celui qui va me dire, d’un air insupportablement détaché compte-tenu de la situation, : « On a votre top-case en stock, laissez-nous votre moto en fin de matinée et vous la récupérerez ce soir »...

J’ai, donc, observé mon téléphone quelques instants. Je l’ai déverrouillé et accédé aux Contacts.

La gorge subitement nouée, le front transpirant quelque peu, j’ai appelé. Les évènements m’ont alors échappé.

Le soir, après une journée à se déplacer en métro, je m’en vais récupérer ma moto.

Arrivé proche de la concession, je l’aperçois au loin, sur le parking. Je pourrai la reconnaitre parmi mille motos ! La voici, d’un coup, beaucoup plus imposante car, comme un greffon, le top-case occupe désormais tout l’espace arrière.

Plus je me rapproche de la concession et plus ma voix intérieure me dit « c’est pas si mal finalement ! »…

Je paie le concessionnaire pour son œuvre et je m’en vais chercher ma moto. Mon trousseau a désormais une clé en plus.

Premier geste : j’ouvre le top-case GIVI, y dépose dedans les factures que j’avais à la main, comme un baptême. Je monte sur ma moto, j’allume le moteur. Délivrance.

Délivrance !
Les jours passent, les semaines, les mois. Je ne compte plus les services rendus par mon top-case. Mon sac à dos est désormais à l’intérieur du coffre, bien à l’abri et mon dos est incroyablement soulagé.

Faire quelques courses ? Pas de problème !
Récupérer un ou deux colis à la Poste ? Enfantin !
Apporter un gâteau aux amis pour le dîner ? Simple !
Garder en permanence mes affaires de pluie à disposition ? L’évidence même !
Partir en pique-nique à moto et retrouver un peu d’insouciance ? VITAL !

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FIN.

C’était
Éloge du Top-Case

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« A ma moto,
qui n’est pas moins sexy depuis qu’elle a un coffre. »

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