danger moto vue à la 1er personne
Moto

Quels sont les principaux dangers à connaître ?

L’erreur est humaine et cela est lourd de conséquence lorsque l’on circule sur un engin sans carrosserie. Le risque corporel est en permanence présent sur un Deux-Roues, dès le plus petit accrochage.

La bonne nouvelle c’est que, lorsque l’on roule à Deux-Roues, des risques types ont été identifiés et peuvent donc être anticipés et du coup, on l’espère, évités, si tant est qu’on les a bien en tête :

  • Ne pas être vu ou être vu trop tard
  • Accélérer brutalement
  • Les changements de direction non-signalés
  • Les virages

Je vais tenter ici de développer chacun de ces points.

Ne pas être vu (ou vu trop tard)

A Deux-Roues, le bon sens prime. Avant chaque dépassement d’une voiture, assurez-vous que vous avez été vu par le conducteur. Sachez connaître les angles morts des véhicules : par exemple, rouler en parallèle d’une voiture, au niveau de la portière arrière : vous risquez de n’être absolument pas vu par le conducteur. Celui-ci pourrait donc à tout instant se déporter et menacer votre trajectoire. Cherchez en permanence le regard du conducteur qui vous précède dans ses rétroviseurs. Si vous voyez son visage = vous êtes bien placé.

Également, question de bon sens : les feux du Deux-Roues doivent fonctionner, et être remplacés dès qu’ils sont en panne. Les feux de position arrières et avants doivent s’allumer en permanence, tout comme le(s) feu(x) de croisement s’enclenchent automatiquement dès que le moteur tourne. C’est important de vérifier que les optiques sont propres, et en bon état. Plus l’on est « brillant » plus on a de chances d’attirer le regard d’un automobiliste.

L’accélération brutale

Le flot de la circulation urbaine est rythmée par une cadence qui lui est propre, évidemment imposée par l’engin majoritaire : la voiture. Tout véhicule s’éloignant de ce rythme, qu’il soit plus lent (un vélo) ou plus rapide (une moto, un scooter) subi un risque supérieur d’entrer en collision avec le flot général.

policier interroge un motard

De même, on a tous tendance à penser que nos capacités de freinage, d’accélérations, sont les mêmes, quelque soit le véhicule que l’on possède. Ainsi, une voiture pourra imaginer avoir le temps de déboiter avant qu’un scooter ou une moto n’arrive sur elle, alors qu’en fait les capacités d’accélération du Deux-Roues mal-estimées par la voiture va entraîner une prise de risque et la nécessité pour le motard de freiner fort pour éviter l’obstacle créé par la voiture. Il est donc bon d’avoir à l’esprit cette notion : l’automobiliste n’a peut-être pas conscience de ma vitesse, ni de ma capacité à accélérer, faussant son estimation du « temps avant l’impact »…

Les changements de direction non-signalés

Si les motos ou scooters ont de bonnes capacités d’accélérations, les voitures sont de très bonnes « freineuses », elles peuvent, grâce à leur quatre roues, s’arrêter net sur une dizaine de mètre en agglomération pour éviter un danger particulier apparu devant elles. Lorsque vous suivez une voiture, faites attention à ce paramètre et gardez vos distances.

Essayez aussi de détecter les automobilistes peu sûrs d’eux, c’est assez facile à repérer : la trajectoire n’est pas toujours très droite, hésitante (regarde-t-il à droite et à gauche pour repérer un nom de rue ?), la vitesse parfois un peu faible par rapport aux autres usagers. Également : sa plaque d’immatriculation, peut-être cela est révélateur d’une personne qui « n’est pas du coin », bien que cela soit moins évident dans les nouvelles plaques. Tout de même, il est assez facile de voir un conducteur moins sûr de lui à un ensemble de petits détails. Là encore, gardez vos distances. Il est probable que dès qu’il aura trouvé là où il souhaite aller, il s’embarque sans hésiter vers la rue cherchée sans mettre le clignotant, pouvant alors vous couper la route et vous mettre en danger.

Les virages

Voici un point qui devient important lorsque l’on sort de la ville. Un virage peut être redoutablement traitre pour un scooter, une moto. La force centrifuge élevée qui apparait lorsque l’on entre dans la courbe peut inexorablement nous faire sortir de notre trajectoire et nous pousser sur l’extérieur du virage : le bas-côté ou bien la voie en sens opposé ! Ce phénomène empire dès que les conditions d’adhérence diminuent : pluie, gravillons au sol. Une seule méthode : adapter (réduire) sa vitesse, et si l’on transporte un passager, lui expliquer comment se comporter en virage (nous y reviendrons).

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